Anne-Louise Boivin d’Hardancourt Brillon de Jouy to Benjamin Franklin, August 16, 1780
[after August 16, 1780] 8
Il m’est impossible mon bon papa d’allér ce matin déjeunér avéc vous; je suis toujours foible, souffrante et de plus fort affligée du désastre de la maison Bouffé vous sçavés combien ces dames sont mes amies! 9 Faittes moi l’amitié mon chér papa de témoignér a mdes de Boullainvilliér et de Tonnére 1 combien je suis chagrine de pérdre l’occasion de me trouvér avéc élles, elles ont eu mille attentions pour moi pendant ma maladie, 2 et sont venuës me voir deux fois depuis; la premiére fois j’étois allér prendre l’air au bois, la seconde j’étois dans mon lit un de mes premiérs soins lorsque je pourrai faire quelques visittes sera de les allér remercier; adieu mon ami a ce soir, je compte absolument sur vous mes filles sur monsieur franklinét:/: