Letter
Anne-Louise Boivin d’Hardancourt Brillon de Jouy to Benjamin Franklin, October 20, 1783
ce lundi avant de partir [after October 20, 1783?] 6
Adieu mon bon papa, en Vérité il m’en coutte presqu’autant d’aller á paris que d’aller a Nice; 7 pourtant je viendrai vous voir, le coeur me dit que vous pourrés venir aussi; pourqu’oi donc estre si beste? C’est que j’aime beaucoup le bon papa et que quand on aime Si fort, on est toujours un peu beste au moment de se quittés:
Mille tendrésses de tous les miens; amitiés aussi pour le petit fils qui n’ayant pas la goutte est instamant priés de venir nous donner des nouvélles de la vostre le plus souvent qu’il pourra:
Le bon papa veut il se chargér d’embrassér la jolie mde caillot 8 pour lui et pour moi, toutes les fois qu’il la vérra:
Topics
Sources
Founders Online u2014 Papers of Benjamin Franklin
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