Hendrik Fagel to John Adams, November 30, 1789
a la Haÿe ce 30 novembre 1789
Monsieúr.
La lettre, dont voús m’avés honoré le 26 de Maÿ m’est bien parvenúe
dans son temps, avec le second, et troisieme tome de Votre Oúvrage, qué je desirois
beaucoúp d’avoir, a caúse de son contenú interessant. 1 La maniere, dont voús avés developpé vos
principes sur̃ la meilleúre forme de gouvernement ne peut etre qu’approuveé
generalement, et il seroit a soúhaiter, qu’il pút etre súivi par toút, mais les
circonstances ne permettent pas toújoúrs de le mettre en exécution. J’ai appris avec ún
veritable plaisir, Monsiéur, qué le nouveaú gouvernement voús a choisi, comme
Vice-President, dont j’ai l’honneúr de voús feliciter. Soús votre sage direction, et
celle de Votre Illústre Chef, on ne peút, qué bien augurer poúr la Republiqué des Etats
Unis, à laquelle je souhaite toúte sorte de bonheúr et de prosperité, avec la
conservation de la paix, quí voús convient, aússi bien qu’a noús. Dieú veuille noús
l’accorder longtemps.
Notre ami commún, D r Maclaine a eté
tres sensible a Votre souvenir. 2 Il voús
donnera lui meme de ses nouvelles. Il ne me reste, qué de voús assúrer de la haute
estime, et de l’attachement respectúeux, avec lequél j’ai l’honneúr d’etre, / Monsieúr /
Votre tres humble et / tres obeissant serviteúr
H. Fagel.