Hendrik Fagel to John Adams, June 14, 1785
a la Haye ce 14 Juin 1785
Monsieur.
Je viens de recevoir la lettre, dont Vous m’avés honoré le 10 de ce mois. Je considere, comme úne marqúe particúliere de l’estime, qúe Vos merites voús ont acqúis, qúe le Congres Voús a nommé, poúr leúr Ministre Plenipotentiaire auprés de Sa Majesté Brittanniqúe, et se súis faché, qúe noús perdons parla la Residence d’úne Personne, qúi s’est rendú tres agreable chez noús, et qui par Ses manieres honetes se seroit rendú de plús en plús estimable. Il faut esperer, qúe celúi, qúi Voús Succedera aúra les memes bonnes qualités. Je ne Scaurois Voús degúiser, qu’on a fait quelqúes reflexions ici, Súr ce qúe Voús aviés remis vos lettres de Creance aú Roi d’Angleterre, avant qúe d’avoir presenté Vos lettres de Rappel aúx Etats generaúx. J’ai même eté chargé, d’en entretenir Monsieur Du Mas, Votre Secretaire, qui m’en a donné telle explication, que sur le Rapport, qúe j’en ai fait à l’assemblée, on a crú, devoir, s’en contenter. Lorsqúe Voús recevrés Vos lettres de Rappel, ce ne pourra etre, qúe tres agreable a leúrs H H P: P qúe voús les presentiés en personne. Si les circonstances de Vos affaires ne le permettent point, il Suffira de le faire par un Memoire, addréssé aúx Etats generaúx. Voús poúvés etre persuadé, Monsieúr, qúe la responce, qúe leurs H: H: P: P: ÿ feront, ne Servira, qu’a temoigner leur egard poúr le Congres, et leúr desir, de cimenter de plús en plús, l’Union, et la bonne intelligence dans laquelle Elles ont le bonheur de Vivre avec Eúx. J’ai l’honneúr d’etre avec la consideration la plús respectueuse / Monsieur / Votre tres humble et / tres obeissant Serviteur
H Fagel.