Letter

Octavie Guichard Durey de Meinières to Benjamin Franklin, September 12, 1783

aux Pavillons de chaillot Ce Vendredi 12. 7bre 1783

Une famille patriarchale, dont le mérite et la tendre union Vous
causérent, Monsieur, il y a quelques jours un attendrissement, qui passa dans tous les
Cœurs, Cette famille, disje, Se rassemble et dine aux Pavillons, dimanche prochain. Vous
ajouteriés beaucoup, Monsieur, au bonheur de my
husband , 6 et au mien Si Vous
Vouliés nous faire le même honneur que Messieurs, Mesdames, et Mesdemoiselles de
Guibert. 7 J’ose l’espérer, quoique Vous nous ayés longtems oubliés. Mais on Court après Ses
bienfaits, et Comme Vous avés bien Voulu me donner, de la meilleure grace du monde, les
Constitutions américaines, 8 Vous Voudrés
peutêtre bien encore en Venir recevoir mes remercimens, en attendant qu’un rhumatisme me
permette de Vous les porter chez Vous, quand il ne me retiendra plus Courbée en deux. Je
Vous écris en françois pour que Vous m’entendiés; Car je Crains d’écorcher maintenant
Votre tongue , et de Vous être inintelligible, ou au moins
désagréable quen m’en Servant or je ne Veux Vous paroitre ni l’une, ni l’autre, lorsque
j’essaye de Vous engager à Voisiner cordialement dimanche prochain avec your most humble
and most obedient Servant and friend

Guichard DE Meinieres

Sources
Founders Online u2014 Papers of Benjamin Franklin View original source ↗